Roman noir pop art

26 juillet 2014 à 18:15

Illustrations Orgasme à Moscou
Orgasme à Moscou est un roman noir tellement burlesque qu’il n’en devient plus noir du tout. Si on ajoute à cela sa très riche illustration qui lui donne un côté BD et vous obtenez un OGNI (Objet Graphique Non Identifié). Œuvre de l’écrivain allemand Edgar Hilsenrath, le roman décrit les tribulations de Sergueï Mandelbaum, fils de rabbin et amant doué de la fille unique d’un parrain de la mafia de New York, que ce dernier essaye d’exfiltrer d’URSS par les moyens les plus divers ; il faut préciser que l’histoire se passe en pleine guerre froide.
Illustrations Orgasme à Moscou
Il est surtout illustré par Henning Wagenbreth, dessinateur, affichiste et décorateur d’opérette, allemand également, et dont l’inspiration va chercher du côté de la culture pop et de l’imagerie des pays de l’Est.

Illustrations Orgasme à Moscou
Illustrations Orgasme à Moscou
Illustrations Orgasme à Moscou

Tintin relooké

22 octobre 2011 à 15:55

Alors que l’adaptation des aventures de Tintin de Steven Spielberg s’apprête à sortir sur les écrans du monde entier, l’éditeur américain de Tintin en profite pour relooker quelques couvertures, afin de capitaliser sur le film et relancer des ventes qui n’ont jamais été très importantes aux Etats-Unis.

Le Secret de la Licorne
Pour les deux albums qui ont inspiré le film, on peut voir que le travail graphique a consisté à simplifier les décors, à recentrer les images sur les personnages et eux seuls, et à concentrer la palette graphique sur une couleur dominante. D’un point de vue typographique, le lettrage des albums fait appel à la typographie type utilisée par Hergé pour la plupart de ses albums (sauf justement le Secret de la Licorne et le Trésor de Rackham le Rouge) et qui rappelle furieusement le Lithos de Carol Twombly.

Le Trésor de Rackham le Rouge

Le codex Sinaiticus en ligne

1 septembre 2008 à 9:01

Le Codex Sinaiticus, manuscrit complet du Nouveau Testament, a été rédigé, en onciales, voilà plus de 1 600 ans en grec. C’est l’Allemand Konstantin von Tischendorf qui le dénicha lors de ses visites au monastère orthodoxe Sainte-Catherine, sur le mont Sinaï en Egypte, entre 1844 et 1859. Sur les 400 pages recto-verso du codex, 43 sont conservées à la bibliothèque universitaire de Leipzig, dont von Tischendorf était originaire, les autres parchemins étant dispersés à la British Library de Londres, la Bibliothèque nationale russe de Saint-Pétersbourg et au monastère Sainte-Catherine.Codex Sinaiticus

Depuis mars 2005, ces 4 institutions, associées dans un programme de recherche interdisciplinaire autour de ce trésor biblique, œuvrent pour sa conservation, sa numérisation et sa traduction. Le 24 juillet, plus de 100 pages du manuscrit étaient installées sur le Net : photos, transcriptions du texte en grec et même traductions en allemand et en anglais. Un « premier pas décisif », selon Leipzig, qui prévoit une reconstitution virtuelle et complète d’ici à juillet 2009. Une miraculeuse initiative.

Source: Le Monde